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Décès de l'employeur

Votre employeur décède. Que deviennent votre emploi et vos droits ?

En cas de décès de votre employeur, trois cas de figure peuvent se présenter :

     

  • le conjoint de votre employeur décide de vous garder à son service, votre contrat est maintenu ;
  • les héritiers de votre employeur prennent en charge les dettes du défunt ;
  • les héritiers refusent la succession et donc la prise en charge des dettes du défunt.

 

Dans ces deux derniers cas, votre contrat est rompu.

 

 

 Le conjoint de votre employeur décide de vous garder à son service

 Votre contrat de travail est rompu suite au décès de votre employeur

 Les indemnités de préavis

 Les indemnités de licenciement

 Les indemnités de congés payés

 Les attestations que doivent vous donner les héritiers de votre employeur

 Cas particulier

 Les documents de référence

 

Le conjoint de votre employeur décide de vous garder à son service

Dans ce cas, votre contrat de travail est maintenu normalement et il suffit de faire un avenant. Cela veut dire que le contrat initial est simplement modifié avec les nom et prénom du conjoint qui devient votre nouvel employeur.

Le conjoint devenu votre employeur devra effectuer quelques formalités auprès du Centre national du Chèque emploi service universel (CN Cesu) pour signaler le décès et les modifications éventuelles à apporter à son adhésion.
Il n’est pas inutile d’indiquer à votre nouvel employeur qu’il doit contacter le CN Cesu afin que les chèques utilisés pour vous payer soient conformes à la nouvelle situation.

Votre contrat de travail est rompu suite au décès de votre employeur

Si votre employeur n’a pas de conjoint ou si celui-ci ne souhaite pas vous garder à son service, votre contrat de travail prend fin immédiatement, le jour du décès.

 

Une procédure de fin de contrat est obligatoire et doit être mise en place.

 

Si les héritiers acceptent la succession, c’est-à-dire qu’ils acceptent aussi bien les dettes que le capital du défunt, ils doivent alors vous payer :


  • votre dernier salaire,
  • une indemnité de préavis,
  • une indemnité de licenciement calculée selon votre ancienneté,
  • une indemnité de congés payés.

 

Le dernier salaire ainsi que l’indemnité de préavis sont soumis à cotisations et doivent donc être déclarés sur un volet social du chéquier emploi service universel du défunt.

Les indemnités de préavis

Si le salarié demande à être dispensé de préavis et si l’employeur en est d’accord, ce dernier n’a pas à rémunérer la période de préavis. Il est conseillé d’obtenir un écrit du salarié présentant sa demande.

Si c’est l’employeur qui prend l’initiative de dispenser le salarié d’effectuer son préavis, il doit le rémunérer en versant une indemnité « compensatrice de préavis ».

Les montants payés pendant le préavis sont soumis à cotisations. Votre employeur doit les déclarer sur un volet social du Chèque emploi service universel.

 

 

Calculer l’indemnité de préavis  
 Votre ancienneté La durée de votre préavis
 Moins de 6 mois 1 semaine de salaire brut
 Entre 6 mois et 2 ans 1 mois de salaire brut
 Plus de 2 ans 2 mois brut

Les indemnités de licenciement

Il faut avoir plus de 1 an d’ancienneté ininterrompue chez votre employeur pour bénéficier d’une indemnité de licenciement.

Le montant de l'indemnité est de 1/5 de mois de salaire par année d'ancienneté, auquel s'ajoutent 2/15 de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans (soit 1/3 au total), quelque soit le motif du licenciement.

 

Cette indemnité de licenciement n'est pas soumise à cotisations ; votre employeur n’a pas de volet social à établir.
Elle ne se cumule avec aucune autre indemnité de même nature.

Les indemnités de congés payés

Pendant ses congés annuels, le salarié a droit à une rémunération. L’indemnité de congés payés est destinée à compenser les jours de congés que le salarié n’a pas pu prendre, du fait de la rupture de son contrat de travail.

La loi prévoit deux méthodes de calcul et l’employeur doit choisir la plus avantageuse pour le salarié :


  • la méthode de calcul du dixième : l’indemnité est égale au 1/10 de la rémunération brute perçue par le salarié entre le 1er juin de l’année précédente et le 31 mai de l’année en cours (primes annuelles ou semestrielles incluses). Le 1/10 obtenu correspond au montant de l’indemnité de congés payés, quelle que soit la durée du congé.
  • La méthode du salaire fictif : l’indemnité de congés payés est égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s’il avait continué à travailler.

Les attestations que doivent vous donner les héritiers de votre employeur

Les héritiers doivent également vous délivrer un certificat de travail et une attestation Assedic.
Le certificat doit préciser votre date d'entrée et de sortie de l’emploi et la fonction que vous avez occupée.
L’attestation Assedic doit être demandée par les héritiers directement auprès de l’Assedic.

 

Si les héritiers ont renoncé à la succession, c’est-à-dire aussi bien au capital qu’aux dettes du défunt, ils doivent alors envoyer au CN Cesu un exemplaire de la renonciation à la succession établie auprès du greffe du Tribunal de grande instance du lieu du décès.

Dans tous les cas, lors du décès de l’employeur, le conjoint survivant ou la succession doit informer rapidement le CN Cesu en adressant une copie de l’acte de décès et si besoin, en communiquant les coordonnées des héritiers ou du notaire chargé de la succession. Même si cela n’a pas de conséquences sur vos droits, rappelez aux héritiers qu’ils doivent le faire par mesure de précaution.

Cas particulier

Si vous êtes assistante maternelle, vous relevez d’une autre convention collective dans laquelle vous trouverez le détail de vos conditions de démission ou de départ à la retraite.

Les documents de référence

Les informations données sur cette page correspondent aux dispositions relatives aux salariés de particuliers en emploi direct.

 

Assistante maternelle, retrouvez les informations qui vous concernent dans la convention collective relative à votre activité :