
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a récemment publié une étude portant sur la répartition des tâches ménagères et familiales au sein des couples avec enfants. La DREES a travaillé sur un échantillon représentatif de 2.676 individus vivant en couple et comptant au moins un enfant âgé de moins de 14 ans.
De nos jours, les femmes travaillent et les hommes ont la volonté de participer à l’éducation de leurs enfants. Evidemment, la répartition des tâches n’est pas sans rapport avec l’investissement professionnel de chacun. Ainsi, lorsque l’un des deux conjoints est au foyer, il assume totalement les charges domestiques et parentales. En revanche, lorsque les deux membres du couple travaillent, qu’ils appartiennent aux mêmes catégories socioprofessionnelles et qu’ils ont des revenus similaires, la répartition est davantage équilibrée.
Parmi les couples sondés, 10% déclarent que leur ménage « paye régulièrement quelqu’un pour s’occuper de la maison ». Les plus aisés et les plus diplômés d’entre eux sont proportionnellement les plus nombreux à payer des services ménagers. Pour les ménages ayant les revenus les plus élevés, la probabilité d’y recourir est multipliée par six par rapport aux ménages de revenu intermédiaire. Quand les deux parents ont un niveau de diplôme supérieur ou égal à Bac + 2, la probabilité est multipliée par 11, comparée à celle des parents qui ont diplôme de type BEP ou CAP.
S’il est très rare d’avoir une femme de ménage quand on a moins de 30 ans, c’est en revanche nettement plus probable quand les parents ont 40 ans ou plus. Quand la famille compte au moins 5 personnes (un couple avec 3 enfants), la probabilité de recourir à des services ménagers payants est trois fois plus élevée.
En tout état de cause, les conjoints les plus satisfaits sont ceux qui partagent les tâches.
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