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Le témoignage à la une

Eminé, employée familiale

8 décembre 2009

  

Les métiers de la surveillance du domicile

La téléassistance (appelée parfois téléalarme, télésécurité…) est un service d’assistance à distance, qui relie un abonné chez lui, à une centrale d’écoute et aux services d’urgence, 24h/24 et 7j/7. Le dispositif est piloté par une structure spécialisée qui comporte une centrale d’écoute. Les opérateurs sont chargés de répondre aux appels.

 
Les services de téléassistance s’intègrent le plus souvent dans un projet social de maintien à domicile. Cela permet aux personnes âgées, malades ou simplement isolées de rester chez elles en sécurité, mais également de rassurer leur famille.
 
La visioassistance est un prolongement de la téléassistance permettant, grâce à d’autres outils, le contact visuel.
 

Comment ça marche ?

Ce système repose principalement sur l’utilisation d’un émetteur portatif – en général un bracelet, une montre, un pendentif -, que la personne porte en permanence sur elle. Une fois actionné, il émet un signal d’alarme immédiatement transmis à une centrale d’écoute via un boîtier connecté à sa ligne téléphonique. La centrale identifie automatiquement l’abonné et affiche tous ses renseignements utiles.
 

Pour qui travailler ?

Un certain nombre d’opérateurs existent. De plus en plus, ils multiplient les conventions avec les collectivités locales, les organismes d’aide à domicile, les mutuelles et les caisses de retraite.
 

Soutenir les personnes en voie d’isolement

Une majorité des appels reçus par les services de téléassistance concerne des personnes qui recherchent un simple contact et qui ont envie de discuter. Les opérateurs sont là pour les écouter, cela fait partie intégrante du service. Il s’agit surtout d’aider les gens à surmonter leur inquiétude. Le métier d’opérateur requiert une sensibilité particulière au vieillissement : il faut savoir traiter l’appel avec empathie, trouver le petit mot réconfortant.
Savoir communiquer avec une personne âgée ou en souffrance demande aussi une bonne gestion du stress. L’opérateur doit contenir l’angoisse de la personne qui appelle.
 

Alerter

L’opérateur doit néanmoins être capable de répondre aux problèmes comme les chutes ou les situations d’urgence. Il doit estimer le type d’aide à déclencher, soit en contactant le réseau de proximité (la famille, les voisins…), soit en appelant les services sociaux et médico-sociaux ou éventuellement les secours. Il doit également déceler la demande, qu’elle soit clairement exprimée ou non car certains sous-estiment la situation lorsqu’ils appellent, tandis que d’autres surestiment la gravité du problème.

 

 

« Le service offre une veille 24h/24. Du coup, nous travaillons en 3 x 8 heures. Moi-même, je suis titulaire d’un bac secrétariat, mais dans notre structure, nous avons tous des parcours très variés. Ce qui compte surtout, c’est d’avoir l’habitude et le goût du contact. Une petite connaissance de l’informatique aide, car nous faisons des comptes-rendus de nos appels sur un logiciel spécifique. Quelques connaissances en secourisme peuvent être utiles pour comprendre les situations. La plupart du temps, les gens nous appellent juste pour avoir un contact, pour un petit bonjour, pour entendre quelqu’un ou souhaiter une bonne nuit. »

 

Valérie, 38 ans, opératrice dans un service de téléassistance