Un chiffre qui en dit beaucoup : si chaque ménage français utilisait 2 heures de services par semaine (ménage, jardinage, etc.), un million d’emplois seraient créés. Les services à la personne ont donc de beaux jours devant eux et s’inscrivent dans la dynamique de tertiarisation de l’économie.
L’évolution démographique et celle des modes de vie génèrent de nouveaux besoins, qu’il est parfois encore difficile de satisfaire.
L'évolution démographique
De nouveaux modes de vie
Le rôle de l'Etat
L’évolution démographique
Le vieillissement de la population nécessite une prise en charge croissante des personnes âgées. Aujourd’hui, une personne sur trois de plus de 80 ans continue de demeurer à son domicile, et l’on estime à plus de 105 000 le nombre de personnes âgées fortement dépendantes résidant chez elles. La part de personnes de plus de 60 ans dans la population française est de plus de 10 %. En 2015, elle sera de 21 %.
A l’opposé de la pyramide des âges, le dynamisme de la natalité implique une prise en charge des jeunes enfants. Avec un taux de natalité de 13 pour 1 000 depuis plusieurs années, la France se place en bonne position parmi les pays européens. Il manque pourtant de places dans les crèches publiques et les familles doivent souvent trouver des solutions de fortune pour faire garder leurs enfants en bas âge. Près de 300 000 foyers étaient en 2005 à la recherche d’une solution de garde pour leur enfant.
De nouveaux modes de vie
L’évolution des modes de vie conduit à accentuer les besoins ponctuels mais nombreux de services à la personne. On peut citer notamment parmi ces phénomènes :
- l’urbanisation, qui a conduit de plus en plus de personnes à quitter la campagne pour la ville, et provoque aujourd’hui la disparition de certains services dans les zones rurales;
- le bouleversement de la vie des familles :
• par la féminisation du travail, qui réduit le temps consacré au foyer et aux tâches ménagères : plus de 80 % des femmes ont une activité professionnelle et ont besoin de sous-traiter les tâches domestiques ;
• par le développement des familles monoparentales, qui concerne aujourd’hui un enfant sur cinq ;
- l’allongement de la durée totale du travail à 42 ans, qui oblige les seniors à déléguer davantage l’assistance et l’accompagnement de leurs propres parents ;
- l’aspiration des travailleurs à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, qui les incite à déléguer certaines tâches domestiques.
Le rôle de l’Etat
L’Etat et les collectivités territoriales sont très sensibles aux perspectives de créations d’emplois et à la nouvelle dynamique économique et sociale que le développement du secteur pourrait générer.
Toutefois, les actions destinées à revaloriser les conditions d’exercice des métiers et celles relatives à la création et au développement de filières de formation ne relèvent, le plus souvent, pas de la loi, mais de la négociation collective, du domaine réglementaire et des initiatives locales.